Dot painting: 10 secrets pour bien commencer

Dotpainting matériel

Bonjour à tous!

 

A la suite de mon premier essai de dot painting, et du rendu final de la création, j’ai décidé de me pencher un peu plus sur cette technique finalement pas si compliquée, et qui donne des résultats bluffants.

 

J’ai donc repris ma peinture acrylique, mes outils et les petits fonds que j’ai fabriqués à partir d’une couverture de catalogues de papier peint, qui me fournit un carton bien épais, rigide et très résistant (il résiste d’ailleurs assez bien à la lame du cutter, grrr…). J’ai choisi de faire de petits formats (6×6 cm) que j’ai peints en noir.

 

Et j’ai un peu défriché le sujet, parcourant comme à mon habitude le net à la recherche de trucs et astuces que je pourrais vous compiler ici, assaisonnés de mes propres découvertes et petits secrets.

 

Et d’abord, c’est bien joli tout ça, mais tout le monde n’est pas prêt à investir des dizaines d’euros dans des outils simplement pour tester une nouvelle technique. On se dit que si cela ne nous plaît pas, l’investissement sera perdu, et les sets d’outils ne sont quand même pas données, même sur Aliexpress…

 

De là, mon idée de vous guider dans la recherche et la création d’outils maison, nécessairement meilleur marché, avec en plus le petit côté satisfaisant du DIY!

 

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Il faut déjà savoir qu’en vérité, n’importe quel objet avec une extrémité sphérique peut faire un outil tout à fait acceptable. Donc, la pointe d’un stylo bille vide, son autre extrémité arrondie, la tête d’une épingle ou la boule d’un crochet ou d’une aiguille à tricoter valent tout à fait ce que l’on nous propose dans le commerce. Cherchez donc autour de vous ce type d’objets, et vous aurez déjà trouvé un éventail assez large de tailles.

 

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D’autre part, on peut assembler très simplement des outils très performants pour s’exercer au dot painting. J’ai par exemple créé deux outils pour que Loulette puisse s’essayer à cette technique en collant au pistolet à colle une bille et un calot à l’extrémité de crayons de couleur. Certes cela ne tiendra pas toute la vie, mais pour déterminer si cette activité vous conviendra, c’est plus que suffisant. Pour les plus ambitieux, pourquoi ne pas carrément utiliser des balles rebondissantes de divers diamètres?

 

 

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Revenons à cette idée de peindre à l’aide d’une tête d’épingle. A priori, cela pose un peu de soucis de manipulation, il manquera un manche pour tenir correctement l’outil. Eh bien, qu’à cela ne tienne, il vous suffit de planter ladite épingle dans la gomme d’un critérium, et vous voilà munis d’un double outil – crayon et pointe à peindre – pour un budget si ridiculement réduit que vous m’en serez, je l’espère, éternellement reconnaissants. Bon, allez, disons que je vous en tiendrai quittes si vous m’êtes reconnaissants quelques minutes… Je vous poste une très courte vidéo qui illustre bien la possibilité de créer ses propres dotting tools en utilisant des objets de la vie quotidienne:

 

 

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La question qui m’a aussi titillée un certain temps avant que je ne me jette à l’eau est la consommation de peinture du dot painting (assez conséquente quoi qu’il en soit) et, surtout, la conservation des mélanges de peinture entamés. En effet, on sait tous que la peinture à base d’eau, gouache ou acrylique, sèche très rapidement à l’air libre. Si dans le cas de la gouache il suffit de rajouter de l’eau pour récupérer sa matière, l’acrylique une fois sèche le restera, quels que soient vos efforts, votre motivation et vos prières aux dieux des créatifs. Et de pleurer devant le prix pas si modique de ce type de peinture, surtout si l’on souhaite de la qualité…

 

Là encore, la solution est très simple! L’acrylique étant une peinture à base d’eau, elle se congèle et se décongèle sans autre forme de procès. Avec deux avantages considérables sur le steack haché: premièrement, on peut peindre avec (oui, je sais, le steack haché n’interdit pas tout à fait la créativité, mais admettez que ce n’est pas la même chose), et deuxièmement, je n’ai jamais vu sur un flacon de peinture l’avertissement suivant: « ne jamais recongeler un produit décongelé« . A moins que vous ne vous nourrissiez d’acrylique, ce qui me porterait à penser qu’à l’instar du héros de certain film sorti le 1er décembre 1982, vous venez d’ailleurs, vous pouvez sans aucun risque faire subir à votre peinture un nombre presque insultant de cycles de congélation/décongélation. Et cette astuce est garantie, car testée et approuvée par mes soins diligents.

 

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Au sujet de la peinture encore: l’acrylique est disponible dans une large variété de textures et de coloris. J’ai choisi pour ma part d’expérimenter avec mes peintures Darwi Acryl brillant, simplement parce que je les ai sous la main; cependant on peut utiliser la peinture la plus basique en tubes (très économique) mais il faudra travailler un peu votre matière pour lui donner la bonne consistance. Il vous suffira d’ajouter progressivement de l’eau à votre couleur/mélange jusqu’à obtenir une texture proche de celle de la pâte à crêpes: fluide mais épaisse et couvrante. Une fois que vous y êtes, vous pouvez démarrer (mais ne mangez pas la peinture, ce n’est pas vraiment de la pâte à crêpes et vous pourriez subir quelques fâcheux désagréments).

 

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A propos de peinture, vous souhaitez sans doute savoir combien vous devrez investir dans cette matière, ou si ce que vous avez déjà sous la main suffira (que cette interrogation concerne spécifiquement le dot painting ou soit plus générale). Sachez donc que vous n’aurez besoin, en tout et pour tout, que de 5 couleurs: les trois primaires (bleu, rouge, jaune) plus le noir et le blanc. A ce sujet, je vous poste une vidéo très accessible sur la théorie des couleurs, qui vous expliquera tout ça bien mieux que moi (et me coûtera bien moins d’efforts) si vous ne maîtrisez pas tout à fait le sujet. Restez bien jusqu’à la fin, car on aborde la façon de bien apparier ses couleurs pour obtenir des harmonies et ne pas provoquer d’hémorragies oculaires…

 

 

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Si, comme moi, vous bavez – au figuré, bien entendu, quoi que… – sur ces magnifiques photos de galets peints façon mandala, sachez que leur exécution est infiniment plus simple qu’il n’y paraît. Le secret est de tracer légèrement sur votre fond des diagonales et des médianes (de cercles? Bon, ça va, vous voyez très bien ce que je veux dire!), qui vous serviront de guides pour décorer votre support, vous indiquant les moitiés, quarts et huitièmes de votre surface. On commence donc par peindre deux points opposés, disons le nord et le sud, ce qui permet de placer harmonieusement l’est et l’ouest, pour ensuite installer le nord-est, le sud-ouest et compagnie, fingers in ze nose (l’autre main devant bien sûr tenir l’outil, cela reste malheureusement une obligation sans laquelle vous n’obtiendrez absolument aucun résultat). Je vous poste ici une vidéo qui non seulement illustre cette technique, mais montre que l’on peut peindre un tableau complet avec uniquement un crayon de bois et un coton-tige! (en anglais)

 

 

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Pour placer certains points une fois que le support est déjà copieusement « dotté » (je m’essaie au néologisme avec un succès contestable, je l’avoue), n’hésitez pas à faire tourner votre support, ou, si cela est impossible, à vous déplacer vous-même autour de lui (ce qui aura pour heureux effet secondaire de vous faire dépenser quelques calories supplémentaires, et dans ta face le club de gym!). Au cas où même cela n’est pas envisageable, il vous reste la solution de vous servir de votre petit doigt comme pivot en le posant sur une surface non encore peinte.

 

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Enfin, le geste est assez important pour obtenir de beaux points bien ronds (je sais, ceci est une aberration géométrique, mais je pense que tout le monde a bien saisi l’idée). Il s’agit ici de tenir son outil bien vertical, de descendre en piqué vers la surface à peindre d’un geste ferme et rapide, juqu’à ce que l’outil entre en contact avec le support, et de le retirer aussitôt, de manière toujours bien verticale. Il est impératif de s’entraîner auparavant sur une surface de brouillon, afin de maîtriser le geste et de ne pas risquer de se décourager au premier galet ruiné.

 

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D’autre part, on prendra soin d’essayer en premier lieu, toujours au brouillon, d’effectuer plusieurs points avec le même outil, sans le retremper dans la peinture: on obtiendra ainsi des points de plus en plus petits, ce qui est très utile pour effectuer des couronnes autour d’un point central, si jolies et qui complètent merveilleusement les oeuvres de dot painting les plus élaborées. Une petite vidéo en français qui vous montrera encore d’autres possibilités et techniques!

 

 

On peut réaliser des tableaux très colorés, ou jouer avec les pastels, ajouter des touches de peinture métallisée, utiliser un simple dégradé d’une seule teinte… expérimentez et trouvez votre style!

 

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Et n’oubliez pas, il suffit souvent de vaincre son appréhension première pour s’étonner de son propre talent! 😉

 

Je vous souhaite une belle fin de journée créative!

 

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4 commentaires sur “4”

  1. Merci pour tous ces trucs et conseils, je rêve de m’essayer à cette technique depuis mon voyage en Australie. J’y ai vu des Aborigènes peindre des tableaux magnifiques, avec un simple morceau de bois. Malheureusement il était interdit de les prendre en photo.

    1. Oui, il semblerait que cet art nous vienne d’Australie, où les fresques sont splendides… Cela dit, pour les photos, c’est normal: il ne s’agirait pas de leur voler leur âme! C’est en effet une très chouette technique qui permet d’obtenir très vite de jolis résultats; n’hésitez pas à nous laisser des photos de vos créations sur le groupe Facebook des amis du Baz’art! Merci de votre visite, et bon week-end!

  2. Ayant eu une petite phase nail art, j’ai quelques dotting tools à la maison (que j’utilise pour pré-plier le papier) et quelques petits carnets à décorer, je vais essayer ça.

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